La vengeance de Voldemort
Le 31 octobre arriva
rapidement. Les élèves attendaient avec impatience ce jour-là et, surtout, le
festin qui accompagnait cette soirée.
Ce soir-là, quand les élèves de Poudlard entrèrent dans
la Grande Salle, ils aperçurent une nuée de chauve-souris, voletant près du
plafond au ciel crépusculaire. La pièce était éclairée par une trentaine de
citrouilles évidées et taillées (en provenance du potager de Hagrid !) à la
taille surprenante (pour les élèves de première année du moins), dans
lesquelles une bougie offrait une pâle lueur orangée, baignant la pièce de
coins d’ombre. Les tables, placées en “U”, étaient recouvertes de nappes noir
et orange et décorées avec de fausses araignées (à la plus grande horreur de
Ron, qui en avait une peur bleue) et d’autres choses “angoissantes”. Des
pétards surprises étaient disposées parmi les couverts. De plus, les jumeaux,
avaient ajoutés au repas, quelques unes de leurs meilleures inventions des
“Farces pour Sorciers Facétieux”, notamment leurs “Crèmes Canaris” ainsi que la
nouvelle invention des jumeaux, les “Chocolat- Safari”. Les Gryffondor, par
expérience, évitèrent de toucher aux “chocolat-safaris” et jetèrent des regards
méfiants à leurs assiettes, mais les jumeaux les rassurèrent.
“- Ne vous en faites pas ! chuchota Fred. A notre table,
on n’a que des crèmes caramel normales, mais pas de chocolats ! C’est sur la
table des Serpentard qu’on en a mis, ainsi qu’à la table des profs !
- La table des
professeurs ? s’exclama Hermione. Vous êtes fous, tous les deux !
- Merci du
compliment ! répondit Fred. Oh, ne vous en faites pas, il n’y a que deux de nos
“crèmes canaris” parmi leurs crèmes caramel. Il n’y a que peu de chance pour
qu’ils tombent dessus !
- J’espère pour
vous que ce que tu dis est vrai ! soupira Hermione.
- Vous êtes allés
à la cuisine pour les déposer ? se renseigna Ron, auprès des jumeaux.
- Bien sûr ! Une
fois là-bas, Georges n’a eu aucun mal à occuper les Elfes pendant que
j’ajoutait, à leurs desserts, nos inventions !
- En parlant
d’Elfes, Hermione continue toujours son truc,...la S.A.L.E, c’est ça ? se
renseigna Georges, une pointe de sarcasme dans la voix.
- Non, je ne crois pas ! répondit Harry. En tout cas,
elle ne nous en a pas parler de toutes les vacances.
- Ouais, sûrement
que sa visite en Bulgarie lui a fait oublier ce truc idiot ! approuva Ron. Bah,
on ne va pas s’en plaindre, elle était vraiment agaçante avec ses histoires de
S.A.L.E ! La preuve, elle est venue avec nous, après votre victoire, à la
cuisine et n’a pas essayée de pousser les Elfes à la rébellion !
- De toute façon,
même si elle l’avait fait, les Elfes de maisons ne l’auraient pas écouter !
intervint Fred.
- Au fait, juste
par curiosité, quel est l’effet de vos “chocolat-safaris” ? voulut savoir Ron.
- Tu verras ça si
Malefoy en prend !” assura Fred.
Malheureusement pour les jumeaux, Malefoy, apparemment
toujours humilié par l’épisode du “Colorencre”; avait décidé d’éviter de manger
et quitta la table des Serpentard, imité par la plupart de ses condisciples,
avant le dessert; au plus grand dépit des Gryffondor.
Le repas d’Halloween touchait à sa fin quand quelques
élèves de Poufsouffle pénétrèrent, hors d’haleine dans la Grande Salle et
allèrent jusqu’à la table des professeurs.
Le silence s’installa parmi les élèves, alors que les
adolescents expliquaient à Dumbledore les raisons de leurs arrivée mouvementée.
Dumbledore se leva et quitta rapidement la Grande Salle. Pendant ce temps, les
élèves, toujours attablés, échangeaient des regards perplexes. Un brouhaha
s’installa dans la pièce mais cessa à nouveau quand Dumbledore rentra dans la
Grande Salle. Tous les regards se tournèrent vers le directeur de Poudlard,
alors que celui-ci rejoignait la table des professeurs.
“Bon ! commença-t-il, calmement. Le Festin de Halloween
est annulé et je demande aux Préfets et Préfets en Chef des quatre maisons de
raccompagner leurs camarades dans leur Salle Commune respective, et y attendre
leur responsable !”
Les élèves se levèrent, plus inquiets qu’étonnés à
présent. Harry, jetant un coup d’œil à la table des professeurs, vit Dumbledore
et Rogue en grande discussion. Rogue se leva et passant devant les élèves de
Gryffondor, quitta la Grande Salle. Harry et Ron eurent juste le temps de le
voir disparaître dans le couloir menant à la Salle Commune des Serpentard.
“- Qu’est-ce qu’il va faire ? chuchota Ron.
- J’en sais rien
! A ton avis, qu’est-ce qui s’est passé ? murmura Harry.
- La Marque des
Ténèbres ! lui répondit Fred en se joignant à leur discussion.
- La Mar... ? Tu
es sûr ? s’exclama Ron.
- Oui, c’est ce
que Parvati Patil m’a dit ! Sa sœur, Padma, faisait partit de ceux qui étaient dehors
pour “prendre l’air” et elle lui a dit ce qui s’était passé dans le Parc !
Mais, j’ai rien compris de ce qu’elle racontait, mise à part que la Marque des
Ténèbres était apparue !
- De toute façon,
on saura tout, normalement, quand McGonagall viendra nous expliquer ce qui se
passe !” intervint Seamus, alors qu’ils arrivaient devant le tableau de la
Grosse Dame.
Hermione, en tant que seule préfète de Gryffondor,
profita de l’occasion pour annoncer le nouveau mot de passe, “Flibustiers”.
Les élèves s’engouffrèrent dans la Salle Commune, où ils
attendirent l’arrivée du professeur McGonagall dont la version des faits vint
confirmer ce qu’avait dit Fred.
Le portrait de la Grosse Dame pivota une heure plus tard.
Les élèves, installés, dans un silence inhabituel, dans la Grande Salle,
adressèrent un regard inquiet au professeur McGonagall, qui vint devant
l’assemblée des élèves.
“Bien ! Vous vous demandez tous pourquoi le professeur
Dumbledore a préféré écourté le festin d’Halloween, en vous faisant regagner
votre Salle Commune ! commença-t-elle. Il se trouve que, la Marque des Ténèbres
est apparue, à proximité des murs de Poudlard !”
Des exclamations de surprise et de crainte retentirent
parmi les élèves.
“Afin d’éviter d’autre incident de la sorte, le
professeur Dumbledore vient d’écrire au Ministère de la Magie, pour leur
demander de poster des Aurors autour des murs d’enceinte ! Néanmoins, cet
incident étant définitivement clos, il n’y a plus rien à craindre, ce n’était
pas une attaque ! Vous pouvez dormir tranquilles !” conclut-elle avant de
quitter la Salle Commune.
Les Gryffondor restèrent longtemps à discuter, dans la
Salle Commune. Mais elle se vida progressivement, dans les environs de 22h00,
quand des élèves commencèrent à rejoindre leurs dortoirs. Les cinquième année
de Gryffondor, excepté Hermione, ayant un devoir, assez conséquent, de
Divination à faire , furent parmi les derniers à quitter la salle, agréablement
chauffée par un grand feu dans la cheminée.
Ce
soir-là, Harry eut beaucoup de mal à s’endormir. Après avoir passé deux heures
à fixer le plafond, Harry, remettant ses lunettes, se leva et alla s’installer
près d’une fenêtre du dortoir, songeur et inquiet. Le ciel étoilé, dégagé,
laissait prévoir un temps clément pour le lendemain. La pâle lueur de la lune,
presque pleine, baignait le Parc de sa couleur argentée. Harry resta un long
moment, à cet endroit, perdu dans ses pensées, sans se rendre compte qu’il
n’était pas le seul à ne pas dormir, retourna finalement à son lit, épuisé.
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